User Tools

Site Tools


wiki:vidaran080524_25-remarquesbl

VidaRAN080524 25-remarquesBL

Dispositif et propos

Je suis équipé de capteurs:

Andrew - EEG, EMG (qui ne fonctionne pas sur moi), EKG, pulsation sanguine, température, respiromètre ventral, résistivité de la peau (stress, que j'appelle aussi “Scientologie”)

Marie-Charlotte - EMG wifi (qui fonctionne)

Yvan et Julien - Respiromètre nasal (merci à Fabienne et Bénédicte)

La question centrale est de récupérer ces signaux pour pouvoir en faire une interprétation et, dans un deuxième temps, élaborer un mapping qui fasse sens dans l'objectif d'une production artistique.

Nous partons donc sur le développement de 3 états de jeux basés sur 3 émotions de base: tristesse, joie et colère. Nous choisissons de les développer dans cet ordre: colère, tristesse et joie. Ceci me permettra de trouver des points d'entrée plus évidents dans chacune d'entre elles. La colère peut s'appuyer sur une impulsion contenue (le corps est donc très en jeu pendant la préparation) et laisse le temps de fabriquer des images mentales pour les deux états suivants.

L'enregistrement de ces données permettra l'élaboration d'un travail d'interprétation commun entre Renaud, Andrew, Thomas, Rami, Loïc, Georges et moi pour la conception du mapping, avant le 14 juin, date de la présentation au CDA.


Expérimentations

Les deux expérimentations ont été sensiblement différentes de mon point de vue. Je m'explique.

Samedi 24 mai

Le contexte est “grosso modo” le même qu'à Mains d'Oeuvres en mars, hormis - et la différence est toutefois de taille - que je sais ce que produisent certains des capteurs. Je pense: “Savoir ne rend pas libre”. Comme je pense tout haut, Eric me relance: “Savoir aliène?” Dans ce cas là… peut-être: savoir que l'EMG disposé sur le muscle de ma mâchoire, comme les respiromètres et l'EKG (moins pour ce dernier) sont facilement contrôlables pour un rendu visuel ou auditif m'oblige à choisir de me souvenir que je sais ou non.

Je choisis de ne pas m'en souvenir et de me concentrer sur un travail classique de mise en condition pour la production d'un état (j'insiste sur ce mot, il ne s'agit pas tout à fait d'une émotion: l'émotion est interprétée, l'état est vécu). Toutefois la tentation de la facilité opère et j'insiste malgré tout sur les mâchoires (c'est mon préféré à cet étape de travail).

Pour moi le travail est donc un travail classique de théâtre, hormis le contexte. Mais la présence de Georges qui me dirige est d'une grande aide: ses directives sur lesquelles je peux compter me permettent d'être tout à fait disponible et de ne pas avoir à préparer l'étape suivante.

Nous présentons deux manières différentes: une approche psychologique et une approche interprétée.


L'approche psychologique

- Convocation d'images mentales relatives ou pouvant générer l'état demandé…

- Ces images génèrent - sans contrôle de ma part - une tension du corps…

- Cette tenson permet de générer d'autres images et de parvenir à l'état voulu…

- L'état s'exprime dans le stéréotype de l'émotion recherchée (cri, pleurs, rire)

qui donnent, pour moi, le vécu suivant:

- Détente / recherche de disponibilité

- Images

- Ecoute du corps

- Impulsion du corps

- Tenue et évolution de l'état

- Transition et retour à la première étape


L'approche interprétée

- A partir du travail précédent réappropriation de l'état…

- Maintien de l'état dans une immobilité…

- Expression de l'état dans une impulsion…

- Détente

qui donnent:

- Détente / recherche de disponibilité

- Construction d'un mini canevas d'interprétation

- Charge (la recherche de la décharge est une charge) contenue

- Impulsion

- Tenue et évolution de l'état (plus court que dans la précédente expérience

- Arrêt brusque


Il est intéressant de noter que la présence des capteurs, plutôt que d'enfermer, libère. Elle offre un repère qui n'est ni de l'ordre de l'accessoire ni de celui du costume, mais plutôt du prolongement de soi. Dans cette première expérience c'est tout le corps qui est libéré, ce qui sera très différent lors de la deuxième, celle du dimanche.

Dans la mesure où la “performance” de ce premier jour d'expérimentation ne me présente pas réellement de retour (je ne regarde pas l'image et il n'y a que très peu de son) je suis concentré sur ce que je dois faire et l'extérieur ne m'intéresse qu'assez peu: je ne suis pas concerné, je suis un “cobaye”. C'est tout à fait différent dans l'expérience du dimanche…


Dimanche 25 mai

(to be continued)

wiki/vidaran080524_25-remarquesbl.txt · Last modified: 2012/02/28 13:16 (external edit)